Bien que la radiographie du rachis dorso-lombaire soit un examen courant et généralement bien toléré, il existe quelques contre-indications et précautions à prendre en compte avant de réaliser cet acte d’imagerie médicale. Comprendre ces situations permet d’assurer à la fois la sécurité du patient et l’utilité du cliché obtenu.
La principale contre-indication concerne la grossesse, en particulier lors du premier trimestre. En effet, les rayons X utilisés lors de la radiographie peuvent présenter un risque pour le développement du fœtus, avec un potentiel effet tératogène à un stade clé de la formation des organes. Si une femme enceinte doit absolument bénéficier d’un examen du rachis, le médecin évaluera le rapport bénéfice/risque et privilégiera le cas échéant d’autres techniques d’imagerie non irradiantes, comme l’IRM ou l’échographie, selon les indications cliniques.
Par ailleurs, certaines situations nécessitent des précautions particulières. Par exemple, chez les patients incapables de se tenir immobiles (enfants en bas âge, personnes atteintes de troubles neurologiques ou de douleurs intenses), la qualité des images peut être altérée. Dans de rares cas, une contention douce ou la présence d’un accompagnant peut être nécessaire pour garantir la réussite de l’examen sans mettre le patient en difficulté.
Enfin, la radiographie n’est pas contre-indiquée pour les personnes porteuses de prothèses métalliques, de stimulateurs cardiaques ou d’implants, contrairement à d’autres examens comme l’IRM. Cependant, il est toujours intéressant de signaler la présence de tout implant à l’équipe médicale, afin d’optimiser la réalisation de l’exploration.
En somme, avant toute radiographie du rachis dorso-lombaire, il est essentiel d’échanger avec votre médecin ou l’équipe de radiologie pour signaler toute grossesse, suspicion de grossesse, problème à rester immobile ou pathologie associée, afin d’adapter la prise en charge.